ASIE/IRAQ - Commentaires négatifs du Patriarcat de Babylone des Chaldéens concernant les déclarations d'un chrétien membre d'un groupe paramilitaire menaçant de se venger des sunnites
19/02/2017

Mossoul - Ryan Salem, qui s’est présenté hier dans une émission télévisée irakienne pour affirmer que les chrétiens sont, eux aussi, présents à Mossoul pour combattre et se venger des musulmans sunnites, « n’a aucun lien avec la morale enseignée par le Christ, messager de paix, d’amour et de pardon » et ne peut « faire de telles affirmations en impliquant les chrétiens » en ce qu’il « ne les représente en aucune manière ». il s’agit donc d’une véritable intimation formelle que celle diffusée dès hier soir par le Patriarcat chaldéen immédiatement après qu’une chaîne de télévision nationale ait transmis les déclarations de Ryan Salem, chaldéen d’Alqosh, lié à des groupes paramilitaires d’autodéfense populaire formés en grande partie de musulmans chiites. Au cours de son intervention télévisée, le personnage en question, parlant au nom des chrétiens, apparaissait aux côtés de prisonniers sunnites, probablement capturés comme collaborateurs du prétendu « Etat islamique ». Le communiqué du Patriarcat se plaint du fait que de telles déclarations ont l’effet d’exaspérer les conflits sectaires et exprime le souhait que, dans les opérations de libération de Mossoul, tous les principes de base de l’éthique militaire soient respectés. Des sources proches du Patriarcat chaldéen, contactées par l’Agence Fides, indiquent que la prise de position immédiate contre les affirmations du militant ont également pour but de ne pas même laisser apparaître des équivoques et instrumentalisations qui pourraient porter à des représailles contre les communautés chrétiennes locales.
Déjà par le passé , le Patriarcat chaldéen avait pris ses distances vis-à-vis des miliciens faisant partir de groupes paramilitaires qui participaient à des opérations de guerre en portant bien en évidence des croix, des effigies de Jésus et d’autres symboles chrétiens. « Il s’agit d’individus isolés, qui agissent de manière erronée : le port ostentatoire des symboles chrétiens fait part de la méchanceté et fomente des affrontements à caractère religieux, des spirales de vengeance et de nouvelles souffrances » avait indiqué à ce propos à l’Agence Fides le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako.
A plusieurs reprises, le Patriarcat chaldéen a voulu marquer sa distance également vis-à-vis des groupes armés actifs en Irak, lesquels cherchent à revendiquer leur appartenance aux communautés chrétiennes locales. Le Patriarche lui-même a plusieurs fois suggéré aux chrétiens désireux de participer à la libération des villes occupées par le prétendu « Etat islamique » de s’enrôler dans les forces armées nationales ou dans les rangs des milices kurdes dépendant du gouvernement de la région autonome du Kurdistan irakien, évitant dans tous les cas de créer des milices sectaires qui auraient fini par alimenter toutes les formes de « sédition confessionnelle ».
AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Plus de 200.000 personnes en danger de famine dans l’Etat d’Amadi à cause de la guerre civile
19/02/2017

Juba – Plus de 200.000 civils ont besoin d’aides humanitaires d’urgence dans l’Etat d’Amadi, au Soudan du Sud. C’est ce que déclare au micro de Radio Tamazuj le gouverneur de l’Etat, Joseph Ngere Pachiko, affirmant que les réserves de nourriture manquent après que les milices de la SPLA-IO, rébellion conduite par l’ancien Vice-président, Riek Machar, sont entrées dans la zone, contraignant la population à la fuite.
« Nous avons examiné la situation et nous avons constaté que la population a fui, abandonnant ses avoirs. Les paysans ne sont pas parvenus à rentrer les récoltes parce qu’ils se sont enfuis après que Riek Machar et ses hommes soient arrivés sur zone » a déclaré le gouverneur, qui a lancé un appel afin que les organisations humanitaires interviennent pour porter assistance aux populations se trouvant dans un état de nécessité.
La guerre civile au Soudan du Sud a déjà obligé plus de 2,2 millions de personnes à évacuer ou à se réfugier dans les Etats limitrophes.
AFRIQUE - Le 16 février, date importante pour les chrétiens et la démocratie en République démocratique du Congo et en Ouganda
19/02/2017

Rome – Le 16 février représente une date importante pour les chrétiens en Afrique. En effet, le 16 février 1977, l’archevêque anglican Janani Luwum était tué par les militaires du dictateur Idi Amin, dans ce qui avait été fait passé maladroitement pour un accident de la route, de manière à faire taire une voix critique vis-à-vis du régime despotique. Le 16 février 1992, au Zaïre, actuelle République démocratique du Congo, l’Eglise organisa la « marche pacifique des chrétiens » pour contraindre un autre dictateur, Mobutu Sese Seko, à réunir la Conférence nationale souveraine qui devait organiser des élections libres et indépendantes. La police intervint tuant une vingtaine de manifestants. Cependant, le Président Mobutu dut céder aux pressions internes et internationales et le 14 août 1992, le chef de l’opposition, Etienne Tshisekedi, mort récemment , devint le Premier Ministre d’un gouvernement de transition qui devait conduire le pays aux élections.
En Ouganda, le souvenir du sacrifice de l’archevêque anglican a pris une signification œcuménique depuis que Saint Jean Paul II, au cours de sa visite apostolique dans le pays, en 1982, rendit hommage à la chapelle des Martyrs de la cathédrale anglicane de Canterbury, créée en souvenir de l’archevêque Luwum.
Dans l’actuelle République démocratique du Congo, on espère que le souvenir de la mobilisation populaire en faveur de la démocratie pousse les hommes politiques à surmonter l’impasse relative à l’application de l’accord de la Saint Sylvestre afin d’amener le pays à de nouvelles élections. Le chemin de la démocratie est difficile mais pas impossible, même s’il est jalonné du sang de beaucoup.
ASIE/INDONESIE - Première place du candidat chrétien dans le cadre du premier tour des élections régionales à Djakarta
19/02/2017

Djakarta – Malgré une campagne de haine sectaire menée contre lui et le procès pour blasphème dans le cadre duquel il est inculpé, Basuki Tjahaja Purnama dit Ahok, candidat chrétien protestant d’ethnie chinoise, a remporté le premier tour des élections régionales.
Basuki Tjahaja Purnama, par ailleurs gouverneur sortant, a été pris pour cible par différents rassemblements massifs et manifestations organisés dans les rues de Djakarta par des groupes musulmans tels que l’Islamic Defenders Front . Différents responsables islamiques ont exhorté les électeurs à ne pas élire un non musulman comme gouverneur de la capitale d’un pays à majorité musulmane.
Toutefois Basuki Tjahaja Purnama a survécu aux attaques sectaires lancées contre lui. Les résultats des premiers décomptes du scrutin du 15 février montrent qu’il a été soutenu par un nombre énorme de citoyens de la capitale, dont de nombreux musulmans. Sur la base des projections, différents sondages Basuki Tjahaja Purnama et son vice, Djarot Saiful Hidayat, de religion musulmane, auraient obtenu environ 42% des voix contre 39% à Anies Baswedan et Sandiaga Salahuddin et 17% à Harimurti Yudhoyono et Sylviana Murni.
Attendu que Basuki Tjahaja Purnama ne devrait pas obtenir plus de 50% des suffrages exprimés, un ballottage sera nécessaire, la Commission électorale l’ayant fixé au 19 avril.
Selon le Père Benny Susetyo, Secrétaire du Setara Institute for Democracy and Peace, centre d’études bien connu de Djakarta, « la victoire d’Ahok est due à son image d’honnêteté et de transparence. Toutefois, la lutte idéologique croissante, qui a été mise en évidence dans le cadre de cette campagne électorale, demeure dangereuse pour l’avenir de la démocratie indonésienne ».
Par ailleurs, Jimmy Leo, laïc catholique, indique à Fides : « Les citoyens de Djakarta ont pris part avec enthousiasme au scrutin pour élire leur gouverneur. La majeure partie des personnes nourrit l’espoir d’avoir un gouverneur comme Ahok. Malgré l’accusation de blasphème, de nombreux musulmans ont voté pour lui et le feront de nouveau. Ahok dispose d’un solide soutien parmi la population et nous espérons qu’il remportera le second tour ». « Les habitants de la capitale – ajoute-t-il – apprécient ce qu’Ahok a fait pour la ville alors que certains musulmans ont peur de voter pour lui à cause de la fatwa émise par le Conseil des oulémas indonésiens, qui interdit de voter pour un non musulman ».
Au plan politique, le soutien du candidat exclu du ballottage pourrait maintenant résulter décisif.
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