AFRIQUE/NIGERIA - Libération d’un prêtre enlevé de la part de la police et plus de 150 morts en une semaine suite aux violences en cours
20/06/2019

Abuja – Le Père Isaac Agubi, prêtre desservant l’église du Saint Nom d’Ikpeshi, localité sise à 230 Km de Benin City, capitale de l’Etat d’Edo, au sud du Nigeria, a été libéré par la police. Le prêtre avait été enlevé le Dimanche 16 juin le long de la route menant d’Auchi à Igarra, vers 17.00 locales alors qu’il rentrait chez lui après avoir célébré une Messe. Les forces de l’ordre, aidées par des chasseurs habitués de la zone, sont parvenues à identifier le refuge des ravisseurs dans la forêt. Au cours des opérations ayant conduit à la libération du prêtre, l’un des bandits a été blessé.
Les ravisseurs semblent être un groupe de fulanis, ethnie de bergers nomades qui, au Nigeria et dans d’autres pays d’Afrique occidentale – où ils sont connus sous le nom de peuls – se sont rendus protagonistes de razzias et de violentes attaques à l’encontre d’autres populations, subissant à leur tour des vengeances violentes. Au cours de la semaine dernière, dans le nord du Nigeria, des violences liées à la question des fulanis et d’autres commises par Boko Haram ont fait plus de 150 morts, alors que neuf autres personnes ont été enlevées.
Au sein de l’Etat de Sokoto, en date du 15 juin, 25 personnes ont trouvé la mort dans le cadre d’une attaque probablement portée par des fulanis contre trois villages. Dans un accident séparé, une femme et son beau-fils ont été enlevés par une bande de bergers sur la route de l’aéroport dans la ville d’Osi, sur le territoire de l’Etat d’Ondo, alors qu’ils se rendaient à la Messe dominicale.
Le 12 juin, au cours d’une attaque menée contre une formation militaire, ont été tués un officier et 20 soldats dans l’Etat de Borno. Le prétendu « Etat islamique d’Afrique occidentale », formation née d’une scission de Boko Haram, a ensuite revendiqué la responsabilité de l’attaque en question.
Le 14 juin, au moins 34 personnes sont mortes dans le cadre d’un assaut mené par un groupe armé contre trois villages de la zone de Shinkafi dans l’Etat de Zamfara. Les bandits, arrivés à moto, ont incendié les habitations et ouvert le feu contre tous ceux qui se trouvaient sur leur chemin.
Voici quelques jours seulement, S.Exc. Mgr Augustine Akubeze, Archevêque de Benin City et Président de la Conférence épiscopale du Nigeria, avait dénoncé « le niveau d’insécurité sans précédents » et la « complète impunité » dont bénéficient ceux qui sèment le chaos et la destruction dans le pays.
AMERIQUE/PEROU - Message de la Conférence épiscopale à l’occasion de la Journée mondiale du réfugié contre les rumeurs encourageant la xénophobie, la discrimination et la peur
20/06/2019

Lima – « Les réfugiés sont des personnes qui fuient les conflits et les persécutions. Ils sont protégés par le droit international à cause de leur condition particulière de vulnérabilité et ils ne devraient pas être expulsés ou restitués à des situations dans lesquelles leur vie ou leurs libertés sont en danger ». C’est ainsi que débute le Message de la Conférence épiscopale du Pérou pour la Journée mondiale du réfugié du 20 juin, intitulé « Accueillir le Christ dans la personne des réfugiés ». Le Message, envoyé à Fides, cite le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés, rappelant qu’il existe 25,4 millions de réfugiés de par le monde et que 3,1 millions de personnes demandent à être reconnues en tant que tels.
Les Evêques présentent la réalité péruvienne : « Notre pays, depuis de nombreuses années, protège les personnes disposant de ces caractéristiques en leur garantissant le statut de réfugié. Pour l’heure, nous comptons des réfugiés de diverses nationalités, dont des vénézuéliens, des cubains, des colombiens, des palestiniens, des syriens, des bengalais, des sri-lankais et originaires de différents pays d’Afrique. Les personnes qui ont besoin d’un asile sont exposées à de multiples situations telles que des agressions, le trafic de migrants, des fraudes et autres violations de leurs droits fondamentaux. C’est pourquoi l’Eglise au Pérou, a prêté une attention particulière à la fourniture d’une assistance et d’une protection à ces personnes. Même si l’Assemblée générale de l’ONU a adopté, le 17 décembre dernier, le Pacte mondial sur les réfugiés afin de renforcer la coopération et la solidarité vis-à-vis des réfugiés et des pays hôtes intéressés par ce phénomène, beaucoup reste à faire en faveur des réfugiés, pour affronter la mondialisation de l’indifférence ».
La CEP, à l’exemple de Jésus, invite à une action concrète en faveur de ceux qui se trouvent en situations de vulnérabilité, à la suite du Pape François, qui a proposé quatre verbes à appliquer à l’action pastorale en faveur des réfugiés : accueillir, protéger, promouvoir et intégrer.
« A l’occasion de la Journée mondiale du Réfugié, la Conférence épiscopale du Pérou veut encourager les différents Etats de la région, et en particulier le nôtre, à renforcer les mécanismes d’accès à l’asile et à appliquer une définition adéquate du réfugié qui garantisse pleinement les droits des personnes en matière de mobilité. Dans le même temps, nous exhortons la société péruvienne à ne pas se laisser transporter par les rumeurs encourageant la xénophobie, la discrimination et la peur et à construire ensemble la culture de la rencontre » concluent les Evêques.
Le Message envoyé à Fides porte les signatures du Président de la CEP et du CELAM, S.Exc. Mgr Miguel Cabrejos, et du responsable de la Pastorale de la mobilité humaine, S.Exc. Mgr Daniel Turley.
AMERIQUE/VENEZUELA - Alarme de la Commission épiscopale Justice et Paix suite à l’augmentation des cas de trafic de personnes, en particulier de jeunes femmes
20/06/2019

Caracas – « La Commission [épiscopale] Justice et Paix et la Caritas sollicitent les autorités du pouvoir public national afin qu’elles enquêtent, poursuivent, jugent et condamnent les responsables des crimes de trafic de personnes ; qu’elles garantissent aux familles des victimes l’accès direct, sans aucun obstacle, aux corps de sécurité de l’Etat et aux organes judiciaires pour exposer leurs cas et recevoir justice sans aucun retard ainsi que le prévoit la Constitution et les différents instruments internationaux de protection des droits fondamentaux signés et ratifiés par la République bolivarienne du Venezuela ». C’est ce qu’écrit dans un Message parvenu à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Roberto Lückert, Archevêque émérite de Coro et Président de la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale du Venezuela . Le texte, qui porte la date du 18 juin, porte également la signature du Père Saúl Ron Braasch, Vicaire général de cette même Commission.
Lors de la rencontre avec les familles de 28 personnes disparues à Güiria, dans l’Etat de Sucre, alors qu’elles naviguaient sur une embarcation partie le 23 avril en direction de Trinité et Tobago, les responsables de la Commission épiscopale Justice et Paix ont pu vérifier que « la majorité des personnes disparues en cette circonstance étaient des femmes, contactées par des personnes qui leur avaient offert du travail et de meilleures conditions de vie ». Au mois de mai, une autre embarcation a disparu, toujours avec un groupe considérable de personnes à son bord.
Les membres des familles se sont en outre plaintes du fait que, bien qu’elles aient été informées que leurs parents, en majorité de jeunes femmes, étaient morts dans le naufrage, les corps n’ont pas encore été retrouvés et ceux qui ont été chargés des enquêtes ne répondent pas de manière satisfaisante.
« La Commission remarque avec préoccupation l’augmentation de ce type d’événements non seulement dans l’est du pays mais également dans les zones frontalières de Falcon, du Brésil et de Colombie, où sévissent ces groupes criminels qui mettent en danger la vie et l’intégrité physique ainsi que la dignité des femmes, surtout les jeunes et les mineures, créant une grave angoisse et un fort désespoir au sein de leurs familles, en particulier chez les enfants laissés dans une situation d’abandon ».
La Commission [épiscopale] Justice et Paix et la Caritas réaffirment dans la conclusion du communiqué qu’elles « continueront à suivre ces cas et à accompagner les membres des familles dans la mesure de leurs possibilités afin qu’elles obtiennent justice, les informations nécessaires et que les cas soient tirés au clair ».
ASIE/PHILIPPINES - Le dialogue interreligieux, moyen pour surmonter les préjudices et vivre la fraternité humaine
20/06/2019

Zamboanga – « L’Année du Dialogue interreligieux, promu par la Conférence épiscopale des Philippines pour 2020 en préparation à l’année 2021 marquant la célébration du V° centenaire de l’arrivée du Christianisme aux Philippines, constitue l’occasion pour revisiter la mission du dialogue interreligieux aujourd’hui ». C’est ce qu’affirme à l’Agence Fides le Père Sebastiano D'Ambra, PIME, nouveau Secrétaire exécutif de la Commission pour le Dialogue interreligieux de la Conférence épiscopale des Philippines.
Le missionnaire, qui a créé le mouvement pour le dialogue Silsilah dans le sud des Philippines, explique : « Il faut aider les catholiques, les chrétiens de diverses confessions, les musulmans et les personnes appartenant à d’autres religions à avoir une meilleure compréhension de la mission du dialogue interreligieux. Les catholiques, appelés à renouveler leur foi, sont également invités à redécouvrir l’importance de cheminer ensemble dans la solidarité avec des personnes de fois, de cultures et de religions différentes. Dans le contexte philippin, cette invitation devient un signe urgent des temps où les chrétiens sont en mesure de surmonter les peurs et les préjudices construits au long des siècles surtout vis-à-vis des musulmans, afin de parvenir à une authentique compréhension et à un authentique respect de la culture et des traditions indigènes ».
Le Père D’Ambra, qui vient de publier le texte intitulé « Marcher ensemble sur la route du dialogue » pour la maison d’édition des Clarétains, remarque pour Fides : « Il est important que les chrétiens, en ce moment particulier qui prépare la célébration du V° centenaire de l’arrivée du Christianisme aux Philippines, fassent un effort pour se débarrasser des préjudices accumulés par le passé, pour être fidèles au commandement nouveau de Jésus, le commandement de l’amour ». Le missionnaire relève par ailleurs « une nouvelle affirmation de l’importance de la culture du dialogue » dans le récent document dédié à « la fraternité humaine pour la paix et la coexistence dans le monde » signé le 4 février dernier à Abou Dhabi par le Pape François et le grand imam d’al-Azhar, Ahmad Al-Tayyeb. Ce texte déclare « l’adoption de la culture du dialogue comme voie, de la coopération réciproque comme code de conduite et de la compréhension réciproque comme méthode et standard ».
« Aux Philippines – affirme le missionnaire – nous sommes appelés à approfondir l’esprit de la culture du dialogue. Aujourd’hui, le défi que nous devons relever consiste à donner une signification plus profonde à la culture du dialogue afin d’approfondir le dialogue avec Dieu, celui avec nous-mêmes et avec le prochain ainsi que le dialogue avec la Création. Dans ce cadre, il est possible de mieux comprendre le dialogue sincère avec des personnes d’autres religions : le dialogue interreligieux nous aide à nous mouvoir en direction de la coopération réciproque en tant que code de conduite et e la compréhension réciproque comme méthode et standard.
Le missionnaire souhaite enfin qu’il « soit possible de développer une véritable culture du dialogue avec tous, à commencer par notre famille, notre communauté ainsi que dans nos rapports avec tous au sein de la société, y compris les rapports avec les personnes d’autres religions, en particulier les musulmans aux Philippines ». « Ceci constitue la nouvelle rencontre que nous devons construire ensemble, convaincus que nous tous faisons parie de la même famille humaine, créée et aimée par Dieu, notre Créateur ».
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