ASIE/INDONESIE - Ethique et conscience, éléments cruciaux en vue des élections présidentielles selon des journalistes catholiques
17/02/2019

Djakarta – Au milieu des pratiques déferlantes de diffusion de fausses nouvelles, avant les élections présidentielles d’avril prochain, « la logique, l’attention et la conscience seront véritablement importants ». C’est ce que déclare Shinta Nuriyah Wahid, intellectuel musulman s’adressant aux journalistes catholiques dans le cadre d’une récente rencontre dans le cadre de laquelle il a fait mémoire du Président Abdurrahman Wahid dit Gus Dur, son mari. Invitée par les communicateurs catholiques, l’ancienne première dame d’Indonésien a remarqué que « Gus Dur a tout sacrifié afin de protéger l’Indonésie et ses intérêts nationaux ». Quatrième Président d’Indonésie, Abdurrahman Wahid est demeuré au pouvoir de 1999 à 2001. Il était membre de l’organisation musulmane modérée la plus nombreuse de la nation, la Nahdlatul Ulama , qui compte quelques 80 millions de membres. Icone du héros interconfessionnel, protecteur des minorités, les chrétiens s’en souviennent pour son engagement à promouvoir des relations pacifiques entre groupes religieux et ethniques et en tant que défenseur du Pancasila – la charte de cinq principes à la base de la nation indonésienne – et de la société pluraliste indonésienne contre tout sectarisme et fondamentalisme religieux.
Shinta Nuriyah Wahid, invitée elle aussi à intervenir au rassemblement de la Paguyuban Wartawan Katolik Indonesia, Association de journalistes catholiques ayant lieu à Djakarta, s’adressant à l’assemblée a déclaré : « Ce qu’a fait mon défunt mari pour le bien de la nation et pour protéger le Pancasila a consisté en un engagement sincère basé sur la conscience ». De là provient l’engagement en faveur de la tolérance socioreligieuse qui est « un devoir pour toute religion » a-t-elle remarqué. En vue des prochaines élections, en campagne électorale, le responsable a déclaré : « Votre vocation professionnelle est de promouvoir l’honnêteté et la vérité. Soyez toujours rigoureusement attachés à la logique et à la conscience morale. Par suite, parmi les fausses nouvelles qui circuleront, l’éthique et la déontologie seront véritablement importantes ».
ASIE/INDE - Attentat au Kashmir durant la marche interreligieuse pour la paix
17/02/2019

Katmandu – « Notre voyage de paix, d’harmonie et de fraternité avait à peine commencé qu’une quarantaine de militaires indiens ont été martyrisés au Kashmir. L’intention des terroristes est de déstabiliser le contexte et les relations entre l’Inde et le Pakistan. Cependant, notre actuel gouvernement est lui aussi appelé à un plus fort engagement en faveur de la paix. Il est temps de respecter les droits fondamentaux des travailleurs, des paysans, des dalits issus des tribus, des minorités et des femmes de manière à ce que tous puissions cheminer sur le chemin de la paix, de la fraternité et à protéger notre constitution et notre démocratie. Telle est la mission du gouvernement indien » a déclaré à l’Agence Fides Anoop Shramik, militant des droits fondamentaux et organisateur de la manifestation de la marche pour la paix lancée le 13 février à Lumbini, au Népal, qui devrait culminer à Magahar, en Uttar Pradesh, l’Etat le plus peuplé de l’Inde. Le voyage de paix veut mettre en évidence « l’harmonie dans la diversité » et préserver le pluralisme traditionnel de la culture indienne. Le point de départ de la manifestation, Lumbini, est le lieu de naissance de Siddhartha Gautam Buddha, alors que Magahar, lieu d’arrivée, a vu mourir Kabir Das, grand poète indien de la culture composite. La marche de cinq jours intitulée « De Bouddha à Kabir » entend réfléchir sur la nécessaire harmonie entre les différentes communautés, cultures et religions présentes en Inde et à mettre l’accent sur l’héritage indienne de l’amour et du respect d’autrui. Quelques 300 personnes de diverses religions – rétiens, hindous, musulmans - engagées au sein de la société en faveur de la paix, se sont unies à la manifestation qui s’achèvera par une soirée culturelle le 17 février à l’Université de Gorakhpur, dans le nord-est de l'Uttar Pradesh.
Au cours du voyage le Forum pour l’inspiration, groupe théâtral de la Vishwa Jyoti Communications, de la Indian Mission Society de Varanasi, réalise des drames théâtraux et des spectacles de rue centrés sur le thème de l’harmonie sociale et religieuse et sur le respect du prochain. Le groupe chante des hymnes dédiés à l’unité, à la paix et à l’amour, conduisant ainsi le cortège de la paix.
« Siddhartha Gautama Bouddha est symbole de paix, de compassion et de non-violence. Par ailleurs, Kabir est synonyme de culture composite et plurielle » indique à Fides le Père Anand Mathew, Directeur de la Vishwa Jyoti Communications, l’un des organisateurs du cortège qui comprend Vinod Mall, actuel Directeur général de la Police du Gujarat, engagé en faveur de la paix, du pluralisme et de la non-violence. Le Père Mathew, membre de l’Indian Mission Society affirme qu’il « est du devoir de tout chrétien que de diffuser le message de paix et d’amour ».
Vishwa Jyoti Communications est un groupe qui organise des manifestations pour la paix semblables depuis 2005, lorsqu’il a animé un pèlerinage de six mois au travers des 45 districts de l'Uttar Pradesh, diffusant un message de paix, d’amour pour le prochain, de respect pour les personnes de toutes les fois, peuples et cultures.
Le Père Mathew et le groupe Vishwa Jyoti Communications fournissent un service dédié à promouvoir l’harmonie interreligieuse au travers d’un dialogue vécu avec les personnes. Le meilleur aspect de ce dialogue est qu’il se déroule dans la vie quotidienne des intéressés, avec une implication active des personnes de toutes castes, religions, par-delà les frontières et les mentalités étroites construites au fil des siècles.
AFRIQUE/NIGER - Le Père Maccalli, témoin de la foi au Christ malgré sa détention
17/02/2019

Gaya – « Le Père Maccalli, même s’il est prisonnier, vit et témoigne la foi au Christ. Je suis convaincu que sa présence, la force de sa foi, la sérénité qui l’a toujours caractérisée, constitue un témoignage fort. La Parole de Dieu, personne ne peut l’enchainer disait Saint Paul. Même enchainé, le Père Maccalli réalise son apostolat et illumine le chemin de foi de l’Eglise au Niger. Le Père Maccalli rend témoignage par tout son esprit, comme il l’a toujours fait. Il profitera également de cette occasion ». C’est ce qu’affirme de manière éplorée dans une note transmise à Fides le Père Domenico Arioli, confrère du Père Maccalli, le missionnaire italien de la Société pour les Missions africaines enlevé au Niger voici quatre mois . Le Père Arioli s’occupe depuis 2017 de la Paroisse de Gaya, l’une des trois de la région de Dosso, dans le sud du pays, non loin de la frontière avec le Bénin, une région relativement tranquille à la différence d’autres au Niger. « L’enlèvement du Père Maccalli a certainement modifié de nombreuses activités pastorales au sein du Diocèse » raconte dans la note envoyée à Fides le Père Marco Prada SMA.
« A Gaya et à Dosso, nous pouvons nous déplacer sans escorte même si la prudence a augmenté. Chez de nombreux missionnaires européens existe un fort sentiment d’incertitude. Certains ont déjà été rappelés par leurs Supérieurs. C’est la même angoisse que celle qui frappa la zone voici cinq ans lorsque nos églises brulaient. Cependant, lorsque l’on vit avec les personnes dans un esprit de partage et de solidarité, la peur diminue. C’est même la population qui prend votre défense » raconte le Père Arioli.
Il continue : « Ma communauté chrétienne est composée de 200 personnes environ, en majorité des immigrés. Les autorités locales et la présence des forces de sécurité contrôlent la pénétration des groupes radicaux et violents, le djihadisme provenant du nord ou des infiltrations de Boko Haram en provenance du Nigeria sont inconnus ici ».
Le prêtre a d’excellents rapports avec les responsables islamiques, généralement membres de la confraternité la plus répandue en Afrique occidentale, la Tidjaniyah, qui pratique un islam modéré et tolérant. Toutefois, il se déclare préoccupé par une nouvelle génération d’imams, s’étant formée dans les pays arabes. « Ces pays offrent des bourses d’études aux jeunes nigériens qui veulent devenir imams. Une fois revenus au Niger, ils prêchent un islam agressif, un djihad qui n’est pas seulement combat spirituel contre le péché mais surtout un combat extérieur. Au travers de la radio, on entend certains prédicateurs employer des tons préoccupants et la liberté laissée par l’Etat en ce qui concerne la diffusion de ces discours est étonnante ».
Se référant à l’enlèvement du Père Maccalli, le Père Arioli ajoute : « Nous avons éprouvé une sensation d’impuissance. Une autre attaque contre l’Eglise ? Aujourd’hui encore, nous nous posons certaines questions : qui se trouve derrière l’enlèvement ? Quels projets et quelles machinations ? En effet, personne ne nous a contacté pour demander une rançon et nous nous demandons pourquoi ». Le Père Arioli apprécie beaucoup la solidarité des responsables musulmans qui ont déclaré « porter avec vous cette souffrance ».
AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Commentaire d’un Evêque à propos de l’accord de Khartoum, « imposé de l’extérieur en faveur de groupes rebelles souvent étrangers »
17/02/2019

Bangui – « Lorsque l’accord de Khartoum a été signé le lendemain à Bangui, il était déjà lettre morte » a déclaré S.Exc. Mgr Juan José Aguirre Muños, Evêque de Bangassou, en commentant l’accord intervenu entre le gouvernement de République centrafricaine et 14 groupes rebelles. L’entente a été négociée à Khartoum avant d’être signée le 6 février dans la capitale centrafricaine, Bangui.
Déjà le fait que les négociations se soient déroulées dans la capitale du Soudan et non pas à Addis Abeba, capitale d’Ethiopie et siège de l’Union africaine, est, selon Mgr Aguirre, significatif dans la mesure où les chefs de 5 groupes rebelles craignaient d’être arrêtés à cette occasion en ce que recherchés par la Cour pénale internationale. Le Soudan ne reconnaissant pas la Cour, Khartoum constituait pour eux un lieu sûr.
« Il s’agit du huitième accord de paix signé en deux ans – rappelle Mgr Aguirre dans un entretien accordé à Vida Nueva – mais surtout la situation sur le terrain parle au travers des faits dans la mesure où les rebelles contrôlent 80% du pays, alors que seuls les 20% restants sont entre les mains du gouvernement ».
Alors pourquoi en est-on arrivé à signer un semblable accord ? « Les négociations ont été mises en place par la communauté internationale pour sauver la face – indique Mgr Aguirre. Ceux qui ont tiré avantage du texte ne sont pas les citoyens centrafricains mais les rebelles, tous radicalisés ou criminels et presque tous étrangers » armés par certains pays arabes qui, à leur tour, achètent des armes aux Etats-Unis – affirme Mgr Aguirre. « Tout cela a lieu avec la complicité de l’Union africaine et la tiédeur de la France, dans la mesure où la Russie est entrée dans notre pays pour remettre en état les Forces armées centrafricaines ».
« Les rebelles demandent un décret d’immunité applicable à tous – même si la Cour pénale internationale n’en tiendra pas compte – ainsi que le poste de Premier Ministre dans le seul but de pouvoir diviser en deux le pays. Ceci même s’ils disposent déjà du contrôle de 80%& des mines de diamants, d’or, de cobalt, de mercure et de la transhumance car ils en veulent plus » indique l’Evêque.
A en faire les frais, ce sont les pauvres habitants de Centrafrique. Mgr Aguirre conclut en s’en remettant « entre les mains de Dieu afin qu’Il transforme le cœur des violents, que personne ne reprenne à nouveau les hostilités et que tous recherchent la paix ».
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