AFRIQUE/MALAWI - Expression de la solidarité de l’Episcopat aux victimes des inondations
26/04/2019

Lilongwe – « Nous sommes ici pour porter notre solidarité et pour faire face aux responsabilités qui sont les nôtres en ce qui concerne l’aide aux personnes qui sont dans le besoin » a déclaré S.Exc. Mgr Thomas Luke Msusa, Archevêque de Blantyre et Président de la Conférence épiscopale du Malawi , au cours de la visite d’une délégation de l’ECM aux victimes des inondations du mois de mars causées par le passage du cyclone Idai.
En parlant aux personnes accueillies dans les camps d’évacués de Makina, Matiya et Mwalija, Mgr Msusa a déclaré que « les Evêques comprennent les difficultés que vous traversez. Dès lors, nous avons demandé aux partenaires du Développement catholique – AED, Cordaid, Sign of Hope, et les Caritas d’Australie et de Corée au travers de la Caritas Internationalis - de nous aider afin que nous puissions à notre tour vous secourir. Nous les remercions dans la mesure où, au travers de leur aide, nous pourrons résoudre certains de vos problèmes ».
Grace aux ressources déjà disponibles, la Conférence épiscopale, par l’intermédiaire de la Catholic Development Commission , construira 450 maisons, 150 dans chacun des districts les plus touchés que sont Zomba, Chikwawa et Phalombe. Le projet prévoit en outre la fourniture en eau potable au travers du creusement de puits.
Les inondations de mars ont fait au moins 57 morts, les personnes touchées par les conséquences des fortes pluies étant environ 1 million – dont la moitié d’enfants – dans 14 districts.
ASIE - Un continent de martyrs
26/04/2019

Les martyrs sont la semence au travers de laquelle l’Eglise a fleuri au travers de l’histoire du salut et aujourd’hui, leur mémoire continue à guider les fidèles partout où la mission chrétienne est mise en danger par des désagréments, des injustices et des souffrances. A ce propos, le cas de l’Asie est paradigmatique. Le martyre est mysticisme, extase. Généralement, nous nous concentrons sur l’aspect douloureux du martyre mais sa dimension la plus significative est l’expérience intime du martyre du Christ au moment du don de soi. Il s’agit d’une reddition extatique au Seigneur qui aime. C’est le moment culminant de son choix de vie. Le martyr dit oui au Maître qui reprend sa vie. Il ne s’agit pas d’un moment craint mais ambitionné. Ainsi nous voyons les personnes au sein de l’Eglise primitive se consigner spontanément au bourreau, accueillant sans peur l’expérience extatique, qui implique nécessairement le sacrifice suprême. Ainsi nous voyons la première communauté chrétienne qui célèbre le dies natalis de la victime qui entre dans une nouvelle vie en compagnie du Christ.
Ce fut cette compréhension du martyre qui renforça la fidélité au sein de la communauté des croyants et la communauté chrétienne a grandi. Ainsi que le cria Tertullien : « Le sang des martyrs est semence de chrétiens ». Ainsi, il arriva qu’en concomitance avec le nombre croissant de martyrs sous l’empire romain, la foi chrétienne se répandit d’un bout à l’autre de l’empire et au-delà. Les chrétiens ont également souffert de graves persécutions en Perse, en Ethiopie et ailleurs mais le troupeau s’étendit dans toutes les directions. Sur le continent oriental, sont nées de nouvelles communautés chrétiennes en Asie centrale, en Chine, dans le sud de l’Inde et au Sri Lanka
Link correlati :Pour continuer à lire l’approfondissement dédié aux Martyrs de l’Asie sur le site d’Omnis Terra (en anglais)
ASIE/INDONESIE - Appel de l’Archevêque de Djakarta en faveur de la bonne politique et contre la corruption et la violence
26/04/2019

Djakarta – « Il faut distinguer entre bonne politique, dans le sens le plus élevé du terme, et la querelle électorale. En Indonésie, la bonne politique est masquée par la corruption déferlante qui implique hommes politiques, officiers, fonctionnaires civils et corps gouvernementaux. N’ayant plus de conscience morale, la population a perdu confiance en eux ». C’est ce qu’affirme à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Ignatius Suharyo, Archevêque de Djakarta et Président de la Conférence épiscopale d’Indonésie, à la veille des élections qui se tiendront le 17 avril alors que, dans les moyens de communication de masse, règne un débat enflammé entre les différentes factions au comble de la campagne électorale.
« La bonne politique – rappelle l’Archevêque – signifie participer à la compétition électorale de manière loyale et gérer le pouvoir de manière honnête et transparente au profit de tous les citoyens. Lorsque sont communes et répandues de mauvaises pratiques de violence et de corruption, se vérifie une crise morale généralisée. Les citoyens ne savent plus distinguer le bien du mal. En l’absence d’un guide moral, les personnes ne peuvent exercer une bonne vie sociale ».
« Dans cette situation, l’Eglise devrait encourager les laïcs catholiques, animés par les valeurs de la bonne politique, à s’impliquer dans les structures de gouvernement. En ce sens, l’implication des catholiques en politique devrait être pratiquée y compris de nos jours » indique-t-il, remarquant la présence de 151 candidats catholiques sur les listes électorales.
La politique peut et doit également être animée par un « sain nationalisme » explique-t-il, entendant ce terme de manière « inclusive » en tant que protection de la nation plutôt que par une idéologie nationaliste qui veut même exploiter le fanatisme religieux pour conquérir le pouvoir au détriment des minorités religieuses.
La nation, explique-t-il, appartient à tous les citoyens, quelque soit la religion qu’ils professent. Mgr Suharyo cite à ce propos « l’icône missionnaire » du Père Franciscus Georgius Josephus van Lith SJ , jésuite néerlandais et premier missionnaire en Indonésie, lequel, en vivant à Java, n’hésita pas à soutenir, en 1922, les javanais dans leur vive confrontation avec les autorités néerlandaises ayant colonisé l’archipel. Ce même esprit, rappelle l’Archevêque, se retrouve également en la personne de S.Exc. Mgr Albertus Soegijapranata SJ, premier Evêque indonésien autochtone qui a gouverné l’Archidiocèse de Semarang.
En Indonésie, entre temps, le climat politique s’est surchauffé et, à la veille des élections, le Général Prabowo Subianto, adversaire du Président sortant, Joko Widodo, a ouvertement sollicité au cours des derniers comices électoraux à contester le résultat du scrutin – alors que les sondages le donnent favori – invitant à des soulèvements et des révoltes populaires au lendemain des élections. Cet appel a été jugé grave et irresponsables par divers observateurs dans la mesure où il pourrait être porteur d’explosions de violence généralisée.
AMERIQUE/BRESIL - « La mission dans le monde d’aujourd’hui, un appel adressé à tous les chrétiens » pour les Scalabriniens
26/04/2019

Brasilia – « L’évangélisation dans ce grand pays qu’est le Brésil requiert d’énormes ressources humaines pour tout projet ecclésial et social » indique à l’Agence Fides le Père Mario Geremia, Supérieur de la Communauté des Missionnaires scalabriniens au sein de l’Archidiocèse de São Sebastião de Rio de Janeiro. En illustrant la Campagne de fraternité, l’initiative de Carême organisée chaque année par l’Eglise au Brésil, le missionnaire affirme : « Notre action entend construire, avec les Eglises locales et les mouvements sociaux, des espaces de réflexion et d’incitation à l’action missionnaire ». Sont ainsi organisés des séminaires, des études bibliques, des laboratoires, des tables rondes, des manifestations publiques, des cortèges et des « dialogues directs avec les autorités publiques locales afin de concrétiser l’action évangélisatrice » ajoute-t-il.
Une question et un défi crucial que l’Eglise se trouve à relever actuellement concerne l’accueil des migrants provenant du Venezuela. « A ce jour, ce sont environ 3,4 millions de personnes qui ont été contraintes à quitter leur pays – affirme le Supérieur. Au Brésil, en décembre dernier, le nombre des vénézuéliens était de 1.102.000. Pour faire face à cette crise humanitaire, les missionnaires scalabriniens ont pensé à mettre en place deux Centres intégrés d’attention aux migrants dans l’Etat de Roraima, à la frontière avec le Venezuela. « Les structures – explique le missionnaire – comprennent un service de logement, de distribution de nourriture, de formation au travail, d’assistance sanitaire primaire, d’assistance légale, de soutien aux mineurs et d’accompagnement psychologique et spirituel ».
Cette année, en octobre, seront célébrés tant le Mois missionnaire extraordinaire que l’Assemblée extraordinaire du Synode des Evêques pour l’Amazonie, rappelle le missionnaire. En pensant au chemin missionnaire de l’Eglise, le Supérieur locale relève que « la mission dans le monde d’aujourd’hui constitue un appel et un engagement s’adressant à tous les chrétiens, à tous les baptisés. Il est nécessaire d’avoir une grande sensibilité, de sympathiser et de solidariser avec tout ce que sont les besoins des autres ».
Link correlati :Pour voir l'entretien avec le Père Mario Geremia sur la chaine Youtube de l'Agence Fides
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