TERRE SAINTE : Atelier missionairte, un espace de rencontre, de réflexion et de renouvellement de la vocation missionnaire

06 octobre 2026

En cette année qui marque le centenaire des Œuvres Pontificales Missionnaires, l’Église en Terre Sainte s’est réunie à l’occasion d’un Atelier missionnaire consacré à une réflexion sur ce que signifie être missionnaire aujourd’hui.

Dans une terre où se rencontrent chaque jour des peuples, des cultures, des traditions et des réalités différentes, la vocation missionnaire appelle à s’arrêter, à écouter et à discerner où la présence de l’Église est nécessaire aujourd’hui. À travers son Comité, les Œuvres Pontificales Missionnaires en Terre Sainte ont réuni près de 50 participants venus de Galilée, de Nazareth, de Jérusalem et d’autres communautés. Laïcs, jeunes, religieux et religieuses se sont retrouvés pour un temps de rencontre, de réflexion et de renouvellement de leur vocation missionnaire au sein de l’Église en Terre Sainte.

L’objectif était de renforcer l’animation missionnaire et de renouveler l’engagement au service de l’Église et des peuples de Terre Sainte.

Trois voix ont proposé des perspectives différentes et complémentaires sur la mission aujourd’hui.

Sa Béatitude le cardinal Pierbattista Pizzaballa, Patriarche latin de Jérusalem, a invité les participants à s’interroger sur les nouvelles formes de pauvreté et sur les véritables besoins de la société. La mission, a-t-il souligné, ne consiste pas simplement à continuer à faire ce qui a toujours été fait. Elle demande de discerner où l’Église est appelée à être présente aujourd’hui : pour accompagner, former, accueillir et devenir une présence significative.

Le père Francesco Ielpo, OFM, Custode de Terre Sainte, a placé la communion au cœur de la mission, en rappelant la parole de Jésus : « Que tous soient un ». Dans une Terre Sainte marquée par la diversité, il a souligné l’importance de la communion, du dialogue, de la proximité et de la fraternité. La mission commence par la rencontre, l’écoute et le service, et trouve dans le Christ la source qui unit et envoie construire la fraternité.

Sœur Gabriela Penka, VMAS, a permis aux participants de porter leur regard sur les réalités concrètes et les défis auxquels l’Église est confrontée aujourd’hui, notamment la présence et l’accompagnement pastoral des migrants et des demandeurs d’asile. Le service missionnaire, a-t-elle rappelé, commence par l’attention portée aux personnes et aux réalités qui nous entourent.

L’atelier a toutefois été bien davantage qu’une succession d’interventions. Il a constitué une occasion de se retrouver comme Église, de partager des expériences, de s’écouter mutuellement et de redécouvrir que, malgré des réalités et des charismes différents, tous sont appelés à marcher ensemble.

Pour le Comité, cette rencontre annuelle constitue une occasion précieuse de s’arrêter, d’écouter, de discerner et de renouveler l’engagement missionnaire en Terre Sainte. En cette année du centenaire, elle rappelle également le chemin missionnaire reçu et la responsabilité de le poursuivre.

Car la mission ne commence pas seulement par ce que nous faisons. Elle commence lorsque nous ouvrons les yeux pour reconnaître la personne qui se trouve devant nous, lorsque nous écoutons ses besoins et que nous permettons à Jésus de nous montrer comment être présents.